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Zina Raconte
Chroniques parisiennes

Pensée 10 sur 10

Lost in Paris, littéralement

· 2 min de lecture

Paris, 15 octobre 2026.

Les réveils à 6 h du matin, sans stress et sans effort, sont les meilleurs.

Tu as le temps de boire ton café, vider ton ventre, écrire tes notes, t’organiser.

Le jardin des Tuileries ouvre à 7 h 30. Courir au lever du soleil, quand l’air est encore frais et les gens encore au lit, c’est très satisfaisant.

Ils ont commencé à vider les bassins du jardin. Plus d’eau. Plus de canards. Plus de pause détente. L’hiver approche.

Je longe la Seine en courant, puis en marchant. Je me retrouve face à la tour Eiffel. Son sommet est caché dans la brume.

Je décide de rentrer en Vélib’. J’espère que mes 20 % de batterie suffiront. Je tourne en rond. La carte me joue des tours.

J’ai 30 minutes pour arriver à destination, sinon il faut payer.

Je m’arrête à une station Vélib’ pour changer de vélo. Le téléphone s’est éteint. Je ne sais pas comment je vais rentrer à la maison.

Je marche. Je demanderai de l’aide si je ne m’en sors pas.

Joli endroit.

J’entends une professeure dire à ses petits élèves :

- En face de vous, le Petit Palais et le Grand Palais.

Bon à savoir. C’est ici que je prévoyais d’aller avec mon frère.

Je ne vois plus la tour Eiffel. Il faut que je retrouve la Seine pour la longer à nouveau.

Quelque chose brille au loin. Ça doit être un pont doré. Le pont Alexandre-III. Je suis déjà passée par là.

Je vais me reposer à la fontaine du square Louvois. Je m’assois sur un banc.

C’est agréable de profiter de l’instant présent, sans téléphone et sans savoir quelle heure il est. Il manque juste un cappuccino.

On pense souvent qu’ailleurs, tout est mieux, ou presque.

En fait, à Paris aussi, les sans-abri demandent de l’argent. Il n’y a pas de respect des piétons. Tout le monde te fixe. Il y a beaucoup de bruit. C’est fatigant.

Au final, Paris, c’est bien que le matin.

— Zina