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Zina Raconte
Chroniques parisiennes

Pensée 4 sur 8

Un dimanche à Paris

· 1 min de lecture

Paris, 4 octobre 2026.

Au petit matin, je suis sortie courir avec les joggeurs du dimanche.

Bien à l’abri sous leurs couettes, les sans-abri s’éveillaient dans la rue.

Le ciel jouait avec les lumières tamisées, passant du rose à l’orange, puis au bleu.

L’air était frais et doux.

La ville était encore à moitié vide.

Elle dévoilait enfin sa beauté.

L’odeur délicieusement beurrée des croissants tout chauds s’échappait des boulangeries.

Dans le jardin des Tuileries, des couples, des amis et des familles prenaient encore la pose.

Même les canards semblaient en avoir marre.

Une femme sortait un caniche d’une poussette pour bébé. Le monde est fou.

À Paris, chacun semble suivre ses propres règles.

Le temps presse, les trottoirs sont étroits.

Mais il suffit parfois de se faufiler dans la bonne rue pour retrouver l’espace et la sérénité.

Je suis rentrée prendre une douche.

J’ai mangé un cannelé avec un petit café.

Je suis allée à vélo au musée d’Orsay, comme une véritable Parisienne.

Une longue file de visiteurs asiatiques attendait son tour pour se photographier devant la grande horloge du musée.

Ils semblent vouer un véritable culte à la photo « parfaite ».

À la maison, j’ai allumé de l’encens « Nature après la pluie » et je me suis affalée sur le canapé.

— Zina