Pensée 2 sur 8
Paris, un théâtre à ciel ouvert
Paris, 1er octobre 2026.
Je sors marcher à Paris. Il y a trop de gens.
Trop de photos, trop de faux. Trop de maquillage, trop d’accoutrements.
Je ne vois ni naturel ni authenticité. Je ne vois que des acteurs déguisés.
Un théâtre à ciel ouvert.
Dans le jardin des Tuileries, mes yeux se lèvent vers une statue de Caïn qui reflète mon désespoir. Puis je pars m’asseoir près de l’eau et des canards, si simples et tellement plus intéressants.
Une jeune femme s’assoit près de moi. Une chaise nous sépare.
Puis deux hommes à vélo viennent s’installer près d’elle. L’un des vélos tombe. Le jeune homme s’excuse.
La jeune femme répond, énervée :
- Ne vous excusez pas. Je ne veux pas que vous vous excusiez !
L’homme répond, étonné :
- D’accord… Je ne m’excuse pas alors !
Pauvre jeune homme.
Les gens, c’est la vie.
Ils sont vivants, comme ces canards qui glissent sur l’eau tremblante. Ils mettent du mouvement dans une scène parisienne.
Quelqu’un fume de l’herbe. Ça sent la nature.
20h01. Je pense que des moustiques me piquent. Il est temps de rentrer.
La prochaine fois, je sortirai tôt le matin, quand les gens seront encore dans leur lit, à se reposer après leurs prestations de la veille, pour ne pas assister au spectacle de la tristesse.
— Zina